La Route du Rock | Jour # 3
Dans la ville fortifiée, les rues sont bondées. Nous flânons. Puis vient le temps de chercher un bar. Difficile de trouver un bar attirant avec tout ce monde. On finit par trouver un troquet sympa, dans une étroite rue, en face d'un librairie. Une place se libère sur la terrasse, parfait. On en profite pour examiner les dires du Ouest France local sur la soirée passée...
16 heures approche, il est temps de se diriger vers la plage Bon-secours.
Desire, un jeune dj, joue déjà un set electro-pop de bon goût, agréable pour la sieste. On trouve une place, s'allonge, prêt pour Trésors.
Trésors, ce jeune duo parisien, nous délivre une musique à mi-chemin entre l'ambiant et la musique de club. La voix des deux garçons ajoute de la mélancolie sur certains morceaux, de la pêche sur d'autres. Sur le sable, on est bien. Deux à trois fois, entre deux morceaux, Trésors fait preuve d'un humour un peu potache. C'est cool à proprement parlé.
Ce premier concert de la journée a parfaitement rempli son rôle, qui est celui, de nous plonger dans le bain, de cette troisième et dernière journée de La Route du Rock.
Concrete Knives commence. Premier morceau, deuxième morceau, C'est la version studio, en plus explosif, en plus puissant, en plus fort. Bref c'est tout ce qu'on demande. Concrete Knives sait faire danser, chauffer la foule. Une réelle énergie se dégage de la scène. Le groupe nous offre même une belle reprise de Ini Kamoze avec son titre Here comes the Hotstepper. Morceau que tout le monde connaît bien, car il s'agit en fait de la musique de la pub d'Evian remise au goût du jour par Yuksek.
En bref, un concert qui envoie, on se prend pas la tête, on apprécie, et c'est tout. Probablement notre plus beau concert à La Route du Rock 2013.
La nuit vient de tomber, les graphismes psychédéliques projetés nous hypnotisent. J'insiste sur la même idée durant tout le concert : « Ça donne envie de faire l'amour, non ? ».
Emportée par des tornades de guitares réverbérées, gorgées de grésillements, d’échos, la voix acide du leader nous emmène loin de Saint-Malo, tout droit vers un cosmos multicolore. Tame Impala, fidèle à leur univers, nous a complètement captivés, séduits, charmés.
Hot chip. On avait hâte aussi de voir Hot Chip. On s'assoit, posé derrière le troisième écran géant. Le groupe entre en scène. On commente largement la tenue du chanteur...
Mais on est pas là pour parler mode, on est là pour la musique. Et la musique d'Hot Chip, elle déchire. Ce soir, la tête et les épaules bougent. À mi-chemin entre mélodies pop et rythmes électroniques, on sent une maîtrise parfaite du sujet. Le public est là, malgré l'heure. Le groupe achève le concert parfaitement avec I feel better. Tout simplement parce que c'est notre préférée.
Ce soir Disclosure nous fait danser, encore et encore. Même si nos jambes sont HS, on trouve l'énergie. La scène est superbe. De nombreuses couleurs, le fameux masque symbole du groupe est là. D'abord immobile, il se met ensuite à bouger, très légèrement. Il fait des clins d’œil. Puis, pour les trois derniers morceaux, se met à chanter sur « Help me lose my mind », morceau réalisé en collaboration avec London Grammar. London Grammar, qui fait partie de la programmation des Trans 2013.
Ce qui est bien avec Disclosure, c'est qu'on a l'impression que chaque morceau est le morceau phare. Puis vient le suivant. Puis le suivant. De White Noise (feat Alunageorge) à Latch (feat Sam Smith), en passant par What's in your head, cette electro-pop aura réussi à nous faire danser jusqu'au bout de ce superbe festival.
On profite des derniers fêtards, des dernières drôleries festivalières, puis vient l'heure d'admettre que c'est la fin... Merci aux plus de 20 000 festivaliers qui permettront à nouveau l'aventure l'année prochaine. Et surtout, Merci La Route du Rock pour cette édition sensationnelle.
Aurel & Fanch.
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